CURSUS PRINCIPAL

AUTEUR DE BANDE DESSINÉE

Cette formation de 3 ans a pour objectif de former de véritables auteurs de bande dessinée. La pratique est placée au cœur de l’apprentissage : les étudiants évoluent dans un environnement professionnel, encadrés par des formateurs spécialisés, avant de confronter leurs créations au monde éditorial.​

INFOS PRATIQUES

Date de rentrée :

Lieu :

Journées portes ouvertes :

Marraine promo 2025-2028 :

29 septembre 2025

Campus Paris

20 décembre 2025

Carole Maurel

Les + de la formation

Petit texte d’introduction sur 2 lignes, qui rappelle que l’école bénéficie de l’expertise et l’environnement du Groupe Delcourt et d’une expérience de 10 ans et ce qui pourrait être utile comme information préalable

un encadrement professionnel

un parrainage prestigieux

un suivi éditorial professionnel

la publication d’un album collectif

un contrat pour le meilleur projet de fin d’études

Enki bilal

« Je les ai vus évoluer au cours des deux dernières années, c’est très agréable d’être dans cette rencontre. Je demanderai d’ailleurs à tous ces étudiants de me tenir au courant de leurs aventures. Je pense que la transmission, c’est très important et que ça manque un peu, avec notamment l’accélération dûe aux réseaux sociaux. »

Enki Bilal

Auteur de BD, réalisateur et parrain de la promotion 2021 à 2024

UN CURSUS EN 3 ANS

ANNÉE 1

FONDAMENTAUX

LE + DE LA PREMIÈRE ANNÉE :

Des cours d’expression corporelle pour expérimenter une approche plus concrète du mouvement et perfectionner le dessin et la mise en scène.

La première année est essentiellement consacrée aux fondamentaux de la bande dessinée.

Le dessin est décliné sous plusieurs approches grâce au dessin académique (perspective et anatomie) et aux croquis d’observation. La culture générale tient une part importante dans l’emploi du temps avec l’histoire des arts et l’étude des arts narratifs. Le programme comprend également plusieurs visites sur des sites culturels (musées, galeries, expositions, librairies…) permettant aux étudiant·e·s d’enrichir leurs connaissances.

Cette innovation propre à la pédagogie de l’Académie, les étudiant.e.s suivent aussi en continu des cours d’expression corporelle avec des formateur·rice·s professionnel·le·s en arts vivants et en technique de communication (Ateliers clown, danse, yoga, théâtre…).

Cursus
Cursus2eme

ANNÉE 2

PERFECTIONNEMENT

LE + DE LA DEUXIÈME ANNÉE :

Au cours de cette année l’ensemble des étudiant·e·s participera à un album collectif publié par les Éditions Delcourt, qui permettra aux étudiant·e·s d’appréhender la réalité de l’univers éditorial.

Dans la continuité du programme de 1re année, l’étudiant·e est encouragé·e dans le déploiement des techniques narratives, perfectionnant le scénario et la narration tout en approfondissant ses capacités en dessin et en couleurs.

D’autres horizons seront explorés avec des modules ponctuels d’initiation à des pratiques connexes (illustration, storyboard audiovisuel, character design), ou encore les nouvelles techniques de bandes dessinées exploitant les médias numériques.

ANNÉE 3

PROFESSIONNALISATION

LE + DE LA TROISIÈME ANNÉE :

Les Éditions Delcourt et Soleil offrent l’opportunité aux jeunes autrices et auteurs des meilleurs projets de chaque promotion de concrétiser un rêve : leur dossier est étudié en comité éditorial en vue de signer leur premier contrat et de publier leur premier album.

La troisième année peaufine les notions reçues au cours de l’enseignement. Sur la base du travail fourni les deux années précédentes et en accord avec ses envies, l’étudiant·e développe son propre projet sous la forme d’un dossier professionnel abouti qu’il·elle présentera aux maisons d’édition de son choix, au lendemain de sa scolarité. Ce dossier constitue son Projet de Fin d’Études (PFE).

Cette année est notamment marquée par une simulation de parcours éditorial et un cycle d’interventions baptisé « Droits et devoirs de l’Aut·eur·rice » assurées par différents organismes et acteurs des métiers de la bande dessinée. Orientée vers la professionnalisation, la pédagogie de cette troisième année forme l’étudiant·e à la lecture de contrat, aux démarches administratives liées à son activité et aux droits d’aut·eur·rice.

Cet enseignement donne à l’étudiant·e des chances supplémentaires de pouvoir entrer rapidement dans une démarche professionnelle.

Cursus3eme

LE PROJET DE FIN D'ÉTUDES

Sur la base du travail fourni les deux années précédentes et en accord avec ses envies, l’étudiant·e développe son propre projet sous la forme d’un dossier professionnel abouti qu’il·elle présentera aux maisons d’édition de son choix, au lendemain de sa scolarité.

DÉBOUCHÉS PROFESSIONNELS

La formation prépare les diplômés à devenir :

  • Auteur BD (franco-belge, comics, manga, webtoon)
  • Illustrateur
  • Storyboarder pour l’animation, le cinéma ou le jeu vidéo
  • Character designer
  • Autres métiers connexes du graphisme narratif

QUESTIONS FRÉQUENTES

L’admission se fait principalement après le baccalauréat, toutes séries confondues. Plus que le diplôme, nous accordons une grande importance à votre dossier artistique (book) et à votre motivation lors de l’entretien.

Les frais d’inscription sont de 300€ en 1re année (ou pour une entrée directe en 2e année), puis 150€ en années 2 et 3.

Les frais de scolarité annuels sont de 6800€ (ou 6930€ pour une option de paiement en 3 fois).

Le Groupe Delcourt accorde annuellement des remises commerciales, nommées bourses de l’Académie, à hauteur de 25% des frais de scolarité à 4 étudiantes ou étudiants, sur demande et présentation de pièces justificatives du revenu du foyer fiscal. Les dossiers de demande de bourse doivent être déposés avant le 15 mai

Vous trouverez le détail complet des frais de scolarité, ainsi que les modalités de paiement, dans notre brochure. Vous pouvez la télécharger en quelques clics sur cette page.

Les candidatures pour la rentrée de septembre sont ouvertes ! Nous étudions les dossiers au fur et à mesure de leur réception. Les places étant limitées, nous vous conseillons de ne pas tarder à nous soumettre votre dossier.

Oui, des admissions parallèles en 2ème année sont possibles. Elles s’adressent aux étudiants ayant déjà validé une année d’études supérieures dans le domaine artistique. L’admission se fait sur étude de votre dossier et de votre book.

Nina Zejjari

Issue de la promotion Cestac

Formée à l’Académie de Bande Dessinée DELCOURT, Nina Zejjari incarne une nouvelle génération de créatrices aux talents multiples. Italienne installée en France, elle a récemment signé l’ensemble des visuels du nouvel EP du rappeur 22simba, qui lui a accordé une totale liberté artistique. Une expérience marquante qui illustre la richesse de son univers et la diversité des débouchés offerts par la formation.

« Après mes 18 ans, je suis venue en France pour poursuivre mes études. Je voulais intégrer une prépa « cinéma d’animation », mais j’ai assez vite compris que ce n’était pas pour moi. C’est hyper technique et il faut avoir un dessin carré. Tout l’inverse de mon style relâché qui est ma signature. J’ai donc changé de perspectives et me suis inscrite à l’ABD, la seule école qui valait le coup selon moi, pour m’améliorer en tant que dessinatrice.

Ces trois années d’études ont été extrêmement stimulantes et m’ont donné un vrai déclic : désormais, plus je travaille, plus j’ai envie de travailler! Une fois diplômée, en juin 2025, j’ai posté un de mes dessins sur Instagram… et reçu un appel de 22simba, un rappeur italien préparant son nouvel EP, La Cura. Séduit par mon style, il m’a proposé d’illustrer l’album. J’ai immédiatement accepté le challenge. Direction Milan : pendant qu’il enregistrait, je dessinais. Nous échangions sur la manière de faire du dessin une véritable continuité des textes et mélodies. En un mois, j’ai réalisé une vingtaine de planches de BD, les couvertures des singles et participé à l’animation de mes illustrations pour les clips TV. L’album rencontre un beau succès, et je suis fière d’avoir contribué à ce projet exceptionnel.

Aujourd’hui, je suis sur un nouveau projet. Un truc personnel autour du patinage artistique, de la Russie, de l’anorexie. J’ai déjà « pitché » le synopsis à Delcourt et Dargaud et je vais bientôt envoyer le dossier aux éditeurs. Mon rêve ultime : arriver à combiner musique, BD et cinéma. »

Juliette Bahic

Issue de la promotion Lupano

Sortie de l’ABD en 2020, Juliette, alias Steren, déploie son talent entre dessin, illustration et couleur. Animée par une passion intacte pour le 9e Art, elle enchaîne les projets et les collaborations, portée par une curiosité constante et l’envie de transmettre. À l’occasion de la sortie de son album Tu n’auras pas mon silence (Marabulles), elle revient sur son parcours et livre ses conseils aux futurs auteurs de bande dessinée.

« Mes parents sont tous les deux des artistes. J’aimais les bandes dessinées mais n’avais pas particulièrement prévu d’en faire mon métier. J’ai commencé à dessiner assez tard, vers 13 ans, et c’est une amie qui m’a donné envie d’aller plus loin. Après mon Bac Artistique et un passage aux Gobelins, j’ai tenté une prépa jeux vidéo mais ça s’est mal passé. J’ai donc changé mon fusil d’épaule pour suivre une formation alliant apprentissage académique et animation. Je suis arrivée à l’Académie de Bande Dessinée DELCOURT un peu par hasard, après la fermeture de l’école où je m’étais inscrite. Le directeur de l’ABD a su me réconforter et me redonner confiance, et j’ai rapidement intégré la Promotion Lupano, accueillie chaleureusement par mes camarades.

Le cursus m’a offert une formation complète en narration et dessin, tout en laissant la liberté de développer mon propre style et d’avancer à mon rythme. Les stages ont été particulièrement formateurs : j’ai travaillé aux côtés d’Aude Mermilliod, Sess, Jean-Louis Tripp et, avant même d’être diplômée, avec Jean-David Morvan. Intégrer son collectif « The Tribe » à Reims m’a permis de collaborer sur des projets variés, comme BTK chez Glénat ou Magnum génération(s), et d’acquérir de nouvelles techniques tout en rencontrant des professionnels inspirants. Ces expériences ont été essentielles pour mon apprentissage et mon réseau. L’Académie de Bande Dessinée DELCOURT s’est révélée être un véritable tremplin pour lancer ma carrière dans la BD. »

Hermeline Janicot-Tixier

Issue de la promotion Zep

Pionnière, Hermeline Janicot-Tixier fait partie de la promotion Zep, première fournée de l’Académie de Bande Dessinée DELCOURT (2014/2017). Diplôme en poche, elle est repérée par Juanjo Guarnido (la série Blacksad aux éditions Dargaud) pour l’assister sur la mise en couleurs de son nouvel album, Les Indes fourbes, aux éditions Delcourt.
Après 6 mois dans l’atelier prestigieux de l’auteur, elle revient sur son cursus.

J’avais besoin de l’école pour prendre un peu d’assurance, oser y croire et, même si c’est toujours quelque chose que je dois travailler, l’école me l’a apporté. Je pense très honnêtement que l’important est ce qu’on tire soi-même des choses : j’y ai progressé, je m’en rends compte et j’y ai appris des choses.

Dans ma collaboration avec Juanjo, tout se passe très bien. J’ai mis un bon moment avant d’arrêter de redouter tous mes coups de pinceaux et de prendre un peu d’assurance. C’est un travail enrichissant et j’ai hâte de profiter de l’influence que cet apprentissage sur mon propre travail. Je découvre une autre façon d’appréhender l’aquarelle.
C’est impressionnant de voir les pages terminées, comparées au moment où il n’y a dessus que mes bases de couleurs.

En ce qui concerne l’avenir proche, dès la fin de mon contrat actuel je compte me replonger sérieusement avec mon scénariste M. Mathis dans notre projet Noir avec lequel je suis sortie de l’Académie, l’améliorer et le pousser, afin de reprendre le chemin des démarches vers les éditeurs.

Julien Langlais

Issue de la promotion Arthur De Pins

Diplômé à 22 ans, Julien Langlais faisait partie de la Promotion Arthur De Pins (2015-2018).
Il revient sur ses trois années d’étude de la Bande Dessinée au sein de l’Académie de Bande Dessinée DELCOURT.

Avant d’entrer à l’Académie, j’avais pas mal d’appréhensions : mes choix concernant mon orientation n’avaient pas porté leurs fruits et je sortais de ma première année post-bac avec un goût amer. J’ai toujours aimé raconter et dessiner, mais je me posais beaucoup trop de questions sur mon avenir…

M’engager dans une formation spécialisée, c’était un gros pari : ça ne ressemblait à rien de ce que j’avais pu m’imaginer.
Sans compter l’investissement hors-norme de nos formateurs, on nous a donné l’opportunité de dialoguer avec de nombreux professionnels, des auteurs, des éditeurs… Mais aussi des intervenants extérieurs, par exemple issus du secteur de l’animation. C’est un excellent moyen de pouvoir nouer de nouveaux contacts qui pourront nous aider plus tard et poser les bases de futures collaborations…

Certaines particularités de la pédagogie m’ont particulièrement intrigué, notamment la présence d’un atelier durant lequel nous pratiquions des activités comme le théâtre, la danse, mais aussi le yoga. De prime abord, je m’interrogeais sur le rapport avec la bande dessinée. Mais outre le travail sur la compréhension du corps, de sa gestuelle, de ses limites, ainsi que ces moments d’euphorie que cela nous a permis d’avoir, ce cours a surtout eu pour effet de nous rapprocher et de nous comprendre. Ce qui est un très bon point si on pense au fait que nous évoluons au moins 3 ans ensemble.

Pour résumer, je ferais un parallèle avec le thème du recueil que nous avons réalisé en deuxième année, « Tous au parc ! » : mon cursus a été un véritable parc d’attraction !
Durant ces 3 années, on nous a incité à tester toutes les attractions. Certaines m’attiraient, d’autres me faisaient peur, certaines me paraissaient simple pour s’avérer extrêmement compliquées quand d’autres semblaient difficiles pour au final être très accessibles…
Ce cursus a été éprouvant, pas seulement à cause du travail à fournir : on passe aussi du temps à se remettre en question, à douter de nos choix ou de la qualité notre travail… Et c’est une très bonne chose, car c’est ainsi qu’on évolue !

Un autre point est l’aspect administratif du métier : tout ce qui touche de près ou de loin à la paperasse me rebute ! Ça n’a pas vraiment changé au bout de trois ans, mais je peux aborder cela avec plus de sérénité grâce interventions concernant la lecture et l’analyse des contrats, les droits d’auteur mais aussi la sécurité sociale des artistes/auteurs qui nous sont donnés en fin de formation. C’est un gain non négligeable de pouvoir comprendre le milieu dans lequel on se lance.

Je viens de signer mon premier contrat aux éditions Soleil pour un album qui sortira en 2023, dont j’assume le scénario, le dessin et les couleurs.
Mais mes projets ne s’arrêtent pas là, j’aimerais tout essayer et éviter de m’enfermer dans un genre en particulier. J’envisage des collaborations, notamment avec mes anciens camarades de promotion dans différents domaines.

Lucie Quéméner

Issue de la promotion Arthur De Pins

Issue de la promotion Arthur De Pins, Lucie Quéméner a pu signer son projet personnel, « Baume du tigre », dès l’obtention de son diplôme.
Elle nous en parlait alors qu’elle travaillait dessus dans l’optique d’une publication en 2020 aux éditions Delcourt.

Mon premier album de bande dessinée fera environ 200 pages, en noir et blanc, entièrement au crayon ; un format “roman graphique”. Ça parle du poids que transmettent les immigrés à leurs enfants et leurs petits-enfants, de l’émancipation du cercle familial et des conséquences des choix d’une génération sur les suivantes. C’est un petit peu inspiré de l’histoire de ma propre famille : c’est un projet très personnel qui tente de répondre à des questions de longues dates pour moi.

Quand il s’agit de faire le point sur ma formation à l’Académie, c’est très difficile de savoir ce qui a participé à ma construction artistique ou professionnelle, de réaliser qu’au bout du compte certaines choses sont faciles seulement parce que j’y ai été préparée.

La formation m’a appris à faire des planches de Bande Dessinée, compétence utile pour être éditée.

Mais une fois que j’ai à peu près su faire, la question de l’édition s’est posée… J’étais quand même bien contente d’avoir un petit peu suivi, puisque j’avais pu comprendre le fonctionnement global du milieu éditorial, visiter une maison d’édition, rencontrer des éditeurs, des auteurs, d’autres gens avec un avis sur le sujet, etc.

L’édition ne m’apparaissait plus comme une aventure dans un univers effrayant, impitoyable et inaccessible, mais juste comme la suite logique d’un processus dans un univers intimidant.

Mais le contrat n’est que le début de tous les ennuis : après il faut faire une BD pour de vrai et en entier, et c’est aujourd’hui que je suis la plus contente d’être allée à l’école et de m’être entraînée sur des courtes distances régulièrement pendant 3 ans, parce que je peux attaquer sereinement ce marathon de 200 pages.

Ensuite je pourrai enchaîner sur un autre, et encore un autre et ce jusqu’à la mort, peut-être. Avant cette issue, j’aimerais diversifier mes approches. Peut-être des bandes dessinées un peu plus courtes, peut-être des scénarios en collaboration avec d’autres auteurs. J’aimerais aussi développer une pratique plus expérimentale et plus plastique, plus conceptuelle si j’y arrive, sous forme de BD ou de dessin en général. J’ai envie de faire plein de choses différentes.

J’imagine construire une carrière d’auteur sur le long terme avec plein de projets, il faudra me ré-inviter dans quelques années pour confirmation.

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